Synchronicité des rencontres…

Aujourd’hui, samedi 18 novembre. C’est la première des deux journées qui sont supposées me faire absorber le décalage horaire avant le départ de ma marche lundi. J’ai décidé de prendre la matinée très relaxe et de partir en reconnaissance au point de départ de la route du Tokaïdo, le pont de Nihonbashi (littéralement : le « Pont du Japon »). Et là, j’ai déjà fait une rencontre très intéressante…

Mais avant de vous en parler, quelques mots sur cet endroit… Le kilomètre zéro au Japon, c’est le point d’où partent les principales routes du pays. C’est comme à Paris, devant Notre-Dame… Ici à Tokyo, ce point est situé sur le pont de Nihonbashi. En 1604, ce pont a été désigné comme le point de départ des 5 routes qui reliaient Edo (l’ancien nom de Tokyo) au reste du Japon. C’est donc évidemment aussi le point de départ de la route du Tokaïdo, la route de l’Est et du littoral. L’antique pont en bois n’existe plus, il a été remplacé en 1911 par un pont de pierre, celui que vous pouvez voir sur les photos ci-dessous. Assez bizarrement, il y a maintenant en plus une autoroute qui passe encore par-dessus le pont… pas vraiment esthétique.

Je me rends donc sur le pont de Nihonbashi pour repérer les lieux et faire quelques photos. Sur le pont, un moine, tranquille, avec son bol et sa cloche… À côté de lui, un sac à dos qui, visiblement, a plus de vécu que le mien… Ça m’intrigue… J’ai presque l’impression de reconnaître un ami, peut-être le petit-fils de Maître Do San, qui sait? Ce personnage en tout cas ne passe pas inaperçu au milieu des hommes d’affaires et des familles qui déambulent sur le pont. Les enfants qui se rendent à l’école s’arrêtent et parlent quelques instants avec lui avant de reprendre leur route, leur sac-à-dos jaune sur le dos (décidément, ça en fait des sacs-à-dos en une matinée…).

À mon tour, je m’avance pour lui parler… O hayo gozaimasu, watichiwa canada-jin desu… do you speak english? Il me répond que oui… Commence alors une conversation dont, je l’avoue, j’ai perdu une bonne moitié. Il n’a visiblement pas appris le même anglais que moi… Mais bon, on arrive à se comprendre. J’apprends qu’il n’est pas le petit-fils de Maître Do San, qu’il est moine Zen et qu’il marche à travers le Japon depuis… 7 ans! Vraiment impressionnant! L’espace d’un instant, je me sens un peu amateur, mais je me dis à chacun son chemin après tout…

Après les salutations d’usage et un selfie (mon premier selfie à vie avec un moine Zen), je prends congé du moine en me régalant de la symbolique de cette belle rencontre… au kilomètre zéro de la route du Tokaïdo…

À bientôt ! Merci de me lire… et n’oubliez pas de soutenir la cause de Continents Pluriels !

 

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